Mis à jour le 7 septembre 2026.
Les pages qui décrivent cet outil le présentent comme un point fixe de la vie professionnelle enseignante. Il ne l’est plus : un calendrier de remplacement a été publié, avec des échéances précises. Le connaître évite de se former à un service en fin de vie et de chercher un document là où il ne sera bientôt plus.
En bref
- iProf reste le portail de référence des enseignants du premier et du second degré, mais sa succession est engagée.
- Depuis le 5 janvier 2026, Mon portail RH est le point d’entrée unique des services RH et remplace progressivement Colibris.
- Le ministère annonce un bouquet complet de services RH sur ce nouveau portail d’ici fin 2027, et un accès unifié pour tous les agents en 2028.
- L’accès depuis un ordinateur passe par le portail Arena, rubrique espace personnel et dossier RH.
- Sur téléphone, l’application s’appelle désormais Mon portail RH, anciennement e-Colibris.
Comment y accède-t-on dans l’académie ?
L’accès se fait par le portail Arena, l’entrée unique des applications académiques, dans la rubrique consacrée à l’espace personnel et au dossier RH. L’authentification utilise les identifiants de messagerie académique, ceux qui servent déjà pour les autres applications professionnelles.
Le chemin est le même dans toutes les académies, seule l’adresse d’entrée changeant selon le rectorat de rattachement. C’est une source de confusion classique : un lien partagé entre collègues de deux académies différentes ne fonctionne pas, alors que l’application, elle, est identique.
Depuis un téléphone, le passage se fait par l’application Mon portail RH, qui a remplacé e-Colibris. Les utilisateurs qui avaient installé l’ancienne version doivent la mettre à jour pour continuer à recevoir les services, l’ancien intitulé ne recevant plus les évolutions.
En cas d’identifiants perdus, la demande relève du service informatique du rectorat et non du gestionnaire de carrière. Distinguer les deux interlocuteurs fait gagner plusieurs jours, au même titre que pour une demande d’attestation adressée au bon service gestionnaire.
Que peut-on y faire exactement ?
L’outil se présente comme un assistant de carrière, et cette formule décrit bien son périmètre : il donne accès au dossier administratif et sert de canal d’échange avec le service gestionnaire, sans être un outil de gestion pour l’agent.
L’essentiel tient en trois usages. La consultation et l’enrichissement du dossier d’abord, où l’agent complète lui-même les rubriques déclaratives : diplômes, formations suivies, expériences, activités. Ces éléments ne remontent pas automatiquement des autres applications, ce qui explique qu’un dossier reste incomplet pendant des années si personne ne le renseigne.
La correspondance ensuite, par une messagerie interne qui relie l’agent à son gestionnaire. C’est la voie à privilégier pour une question de carrière, parce qu’elle laisse une trace horodatée dans le dossier, contrairement à un appel téléphonique.
Le suivi des campagnes enfin : avancement, rendez-vous de carrière, promotions. L’agent y consulte les avis rendus et les éléments retenus. C’est le point où la qualité du dossier déclaratif se paie ou se rattrape, puisque les évaluateurs s’appuient sur ce qui y figure.
Ce qui n’y figure pas compte autant. La rémunération et les bulletins de paie relèvent d’un autre service, l’espace numérique sécurisé de l’agent public. Les démarches administratives numérisées basculent de leur côté vers le nouveau portail RH. L’outil ne centralise donc pas tout, contrairement à ce que son nom laisse penser.
Jusqu’à quand l’outil restera-t-il en service ?
C’est la question que les présentations habituelles n’abordent pas, alors que le ministère a publié un calendrier.
| Échéance | Ce qui change |
|---|---|
| 5 janvier 2026 | Mon portail RH devient le point d’entrée unique des services RH et remplace progressivement Colibris |
| Jusqu’à fin 2027 | iProf reste le portail RH de référence des enseignants des premier et second degrés |
| Fin 2027 | Mise à disposition d’un bouquet complet de services RH sur le nouveau portail |
| 2028 | Accès unifié aux services RH pour l’ensemble des agents du ministère |
En pratique, c’est simple. Pendant la période de transition, deux services coexistent et se partagent les fonctions : l’ancien conserve le dossier de carrière et les campagnes, le nouveau prend les démarches, les documents numérisés et le suivi des demandes. Chercher au mauvais endroit est la principale perte de temps de cette phase.
Un point pratique conditionne la suite. Le dossier déclaratif que l’agent alimente lui-même est le seul endroit où figurent des éléments qui n’existent nulle part ailleurs dans le système d’information : une formation suivie hors plan académique, un mémoire, une responsabilité associative liée au métier, une expérience antérieure au recrutement. Ces éléments ne sont reconstituables par aucun service en cas de perte, contrairement aux arrêtés et aux affectations, qui sont produits par l’administration et conservés par elle. Il est donc raisonnable d’exporter ou de recopier ces rubriques déclaratives avant la fin de la période de transition, sans attendre de savoir comment la reprise sera opérée. L’opération prend quelques minutes et met à l’abri plusieurs années de parcours. Les campagnes d’avancement s’appuyant précisément sur ces rubriques, leur disparition serait sans conséquence administrative mais très coûteuse au moment d’une promotion.
Qu’apporte le nouveau portail par rapport à l’ancien ?
Les évolutions annoncées changent la manière de travailler, et elles expliquent le sens de la bascule.
La première est une page d’accueil personnalisée, qui donne un accès direct aux informations utiles et renvoie vers l’espace de la paie. L’agent n’a plus à mémoriser quel service détient quelle information.
La deuxième est la centralisation des documents administratifs numérisés dans un espace unique. C’est ce qui parle le plus à qui a déjà cherché une décision d’affectation vieille de plusieurs années dans trois applications différentes.
La troisième est le suivi des demandes. Les démarches numérisées et leur avancement sont consultables, ce qui remplace les relances à l’aveugle. S’y ajoutent la mise à jour des informations personnelles et des contacts d’urgence, et pour les personnels d’encadrement la centralisation des accès aux espaces de mouvement, de formation et d’évaluation. La logique est celle de tout dossier administratif dont on reste le seul dépositaire, comme un procès-verbal qui doit faire foi des années plus tard.
Aucune de ces fonctions n’efface le besoin de connaître son service gestionnaire, qui reste l’interlocuteur pour toute décision individuelle. L’outil change, la répartition des compétences entre divisions ne change pas. Une demande adressée au mauvais service depuis le nouveau portail met exactement le même temps à trouver son destinataire qu’une demande envoyée par courriel depuis l’ancien, et c’est une déception fréquente chez les agents qui attendaient de la bascule qu’elle simplifie aussi le circuit de décision.
Ce que le calendrier ne dit pas
Les échéances annoncées par le ministère sont datées. Ce qu’elles impliquent pour un agent l’est beaucoup moins.
Aucun document public ne décrit la reprise des données déclaratives. Le calendrier dit quand le nouveau portail offrira un bouquet complet de services, pas ce qui sera transféré ni sous quelle forme. Les rubriques que l’agent a saisies lui-même sont précisément celles qu’aucun service ne peut reconstituer, ce qui justifie d’en garder une copie sans attendre de savoir.
Un calendrier annoncé n’est pas un calendrier tenu. Les échéances de fin 2027 et 2028 sont des objectifs de déploiement. Un report ne serait ni surprenant ni annoncé longtemps à l’avance, et la période de coexistence des deux outils peut donc s’étendre.
La répartition des fonctions entre les deux portails n’est publiée nulle part de façon consolidée. Elle se déduit des communications académiques, qui ne sont ni simultanées ni rédigées à l’identique d’une académie à l’autre. En pratique, la seule réponse fiable sur ce qui se fait où vient du service gestionnaire.
Questions fréquentes
Faut-il continuer à renseigner son dossier pendant la transition ?
Oui. Les campagnes d’avancement et les rendez-vous de carrière s’appuient sur le dossier déclaratif tant que l’ancien service reste la référence, c’est-à-dire jusqu’à fin 2027 selon le calendrier annoncé. Un dossier négligé pendant cette période pénalise des campagnes bien réelles.
Les données seront-elles reprises dans le nouveau portail ?
La bascule est présentée comme progressive, avec un enrichissement par étapes des fonctionnalités. En pratique, conserver une copie personnelle des pièces importantes reste prudent pendant toute migration, quelle qu’en soit la qualité.
Où consulter son bulletin de paie ?
Pas dans cet outil. La paie relève de l’espace numérique sécurisé de l’agent public, accessible séparément, vers lequel le nouveau portail propose un lien direct depuis sa page d’accueil.
L’accès change-t-il en cas de mutation dans une autre académie ?
L’adresse d’entrée change, puisqu’elle dépend du rectorat de rattachement, et les identifiants académiques sont réémis. Le dossier, lui, suit l’agent. Anticiper la création des nouveaux identifiants évite une coupure d’accès de plusieurs semaines à la rentrée.
Cet outil sert-il aux distinctions et aux promotions honorifiques ?
Il documente le parcours, ce qui alimente les propositions, mais les distinctions relèvent d’une procédure distincte, avec ses propres conditions et son propre calendrier, comme pour les Palmes académiques et leurs conditions d’ancienneté.
Sources
Ministère de l’Éducation nationale, I-Prof l’assistant carrière, présentation officielle du service.
Académies d’Amiens, d’Aix-Marseille, de Nice, de Créteil, de Paris et de Besançon, communications sur le remplacement de Colibris par Mon portail RH au 5 janvier 2026 et calendrier de déploiement jusqu’en 2028.
Ministère de l’Éducation nationale, portail Arena, accès aux applications académiques.
Espace numérique sécurisé de l’agent public, consultation des bulletins de paie.